LA PETITE VISITE

En fin d'après-midi, je dois aller chercher mon petit-fils Nakoah à la garderie au coin de la rue. Cela fait plus d'une semaine que sa mère et lui sont déménagés. Maryse est bien venue prendre un petit café avec son Pops de temps à autre, et j'ai bien revu le petit une couple de fois dans son nouveau chez-lui, mais ce sera la première fois, ce soir, que nous aurons le temps de vraiment renouer l'un avec l'autre : moi en tant que grand-père et lui en tant que vrai petit-fils à gâter.

En effet, j'ai toujours encouragé mes enfants à se débrouiller seuls en matière de garde des enfants. « À moins d'être vraiment mal pris, gardez-moi comme roue de secours pour les véritables imprévus », leur ai-je toujours dit. Les imprévus ne viennent pas souvent, mais c'est une véritable sécurité pour les parents de savoir que, en désespoir de cause, Grand-Pops est toujours disponible. Quand Samuel a fait sa rougeole et que, par hasard (ou par bonheur), tous les grands-parents qui l'entourent n'étaient pas disponibles, c'est moi qui suis allé chez lui, l'aider à passer une journée entre les prises de médicaments et la visite au CLSC.

Cette fois-ci, c'est que Mamie Bethe et Maman Maryse, travaillant au même endroit, sont prises deux soirs de suite. La gardienne a gardé le petit à coucher hier soir, mais, ce soir, elle travaille à l'extérieur. Enfin, une autre situation où Grand-Pops pourra intervenir. Et, cette fois, je n'ai plus besoin de faire de « l'élevage », le petit n'habite plus chez nous... J'ai le droit de le gâter... et je ne vais pas m'en priver : ce sera notre première sortie d'entraînement ensemble pour le Tour de l'île. Sans l'avoir prévenu pour lui en faire la surprise, je vais arriver tantôt chez sa gardienne en vélo avec la remorque arrière dont la famille de Georges n'a plus besoin. Et, au lieu de filer vers la maison pour souper comme le voudrait la routine, nous allons nous payer quelques kilomètres de bicyclette. Si la faim nous prend... il y a des crémeries un peu partout. Une bonne crème glacée (glace) aux pistaches devrait nous faire attendre à 19 heures pour le souper... que nous ferons entre hommes : une bonne omelette aux herbes fraîches du jardin, et, pourquoi pas, une bonne soirée de télé collé/collé comme au temps où il restait avec nous... il y a à peine deux semaines!

Bon, je vous laisse, il faut que j'aille monter la remorque et vérifier la pression des pneus...

Pierre Imbeau (^I^)

 

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