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Comme il existe un terme spécifique, à savoir
« acides aminés de base », pour désigner les acides aminés qui sont
utilisés par les cellules pour se reproduire, on peut s’attendre à ce qu‘il y
en ait d’autres. En effet, si notre organisme peut déjà synthétiser 12 acides
aminés non essentiels parmi les acides aminés de base, on peut s’attendre à
ce qu’il puisse en fabriquer d’autres pour ses besoins. De fait, notre
organisme pourrait synthétiser quelque chose comme une centaine d’acides
aminés forcément non essentiels. Dans le livre, Je mange, je me guéris; mes aliments sont
mes médicaments, on retrouve l’ornithine,
la cystéine, et la taurine présentées avec les acides aminés
non essentiels parce que remarquables dans le traitement de certaines
carences. La cystéine se distingue de ces deux autres acides aminés en ce
qu’elle n’est pas synthétisée comme tel par l’organisme, mais est plutôt la
résultante de la division de l’acide aminé de base qu’est la cystine,
laquelle a la particularité d’être en fait un dipeptide. La carnitine, pour
ses vertus thérapeutiques, est souvent assimilée aux acides aminés alors
qu’elle pourrait tout aussi bien figurer parmi les vitamines. Le GABA, la citrulline et la dopa sont trois autres acides aminés non essentiels qui n’ont pas
été retenus dans la nomenclature présentée dans l’ouvrage cité. Les acides
aminés non essentiels ne figurant pas parmi les acides aminés de base sont
dits acides aminés physiologiques. Deux acides aminés
synthétiques, c’est-à-dire fabriqués
en laboratoire, méritent notre
attention. Il s’agit de la D-phénylalanine
et de l’E.D.T.A. La
D-phénylalanine est la substance-miroir de l’acide aminé de base
phénylalanine. La D-phénylalanine mélangée avec la phénylalanine constitue un
puissant analgésique sans développement de dépendance. L’E.D.T.A. est la
substance utilisée dans la technique de la chélation laquelle, débarrasse les
artères des dépôts qui induisent l’athérosclérose et provoquent les arrêts
cardiaques.
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